07 février 2020

Désabonner

Il y a longtemps que j'ai cessé de m'abonner à des périodiques, au moins 20 ans, probablement quand j'ai jeté (le recyclage n'était pas une option à l'époque) les magazines du siècle dernier. J'achète à la pièce les rares revues consacrées au thé, quand je peux les trouver imprimées.
J'ai résolu de me désabonner de certaines infolettres plus commerciales qu'informatives.  7 jusqu'à maintenant. 
Je me penchais sur F&M quand j'ai reçu leur offre de désabonnement partiel pour tout ce qui touche à la fête des mères. 

Je n'ai pas souvenir que l'offre ait été faite pour Noël ni pour la St-Valentin, mais c'est déjà un pas dans la bonne direction. Ce sont toutefois leurs nouvelles vitrines
qui m'ont rappelé combien j'aime leurs infolettres et admire la maestria de leurs concepteurs. Heureusement, un océan me sépare des tentations.
Et pour ce qui est d'informer, Bella de Tregothnan remporte la palme aujourd'hui:
les magnolias de Tregothnan annoncent le printemps en Cornwall et peut-être un First Flush avant Darjeeling.
7 février 2020 branche de magnolia dans le coin inférieur droit
Je reçois des alertes gg "thé" à deux adresses courriel différentes: l'une accumule des tas de liens vers des articles en français, souvent pertinents, alors que l'autre ramasse n'importe quoi ou presque... le kinkéliba me l'a fait conserver il y a deux jours, mais ce matin, en apprenant par la presseca l'ouverture d'un xème Angelina à New York fin mars, et ne trouvant rien à ce sujet dans les alertes gg "thé", j'ai supprimé ce maillon faible.
Et de 8!

05 février 2020

Fais ce que dois

Avant la bordée de neige annoncée pour les deux prochaines journées, j'ai donné une deuxième chance au pu erh reçu en août 2019.
L'ayant trouvé si fade la première fois, j'ai augmenté la quantité de feuilles en détachant, avec les doigts, ce qui a bien voulu quitter le morceau que S avait extrait de sa brique achetée en Chine, je ne sais en quelle année.
Même gaïwan, eau bouillante, 30 secondes en tout (c'est-à-dire depuis la première goutte d'eau versée sur le bloc de feuilles jusqu'à la dernière de l'infusion transvidée dans la tasse en verre).
flash
Liqueur nettement plus foncée pour les mêmes 30 secondes.
sans flash
Odeur nettement plus présente... aigre, je dirais.
Goût plus présent aussi... malheureusement.
Encore cette échauffaison (terme un peu fort) de la langue vers la gorge, qui dure moins mais revient à la gorgée suivante, si petite soit-elle.
Cette fois, je finis cette première infusion, devoir oblige.
La deuxième sera d'une minute en tout (voir plus haut).

Encore plus foncée.
Encore plus prégnante,
même à cette distance, j'ai envie de la fuir.
J'en sirote quelques gorgées, je me retiens de me pincer le nez en penchant la tasse (ce que j'ai fait quand ma tante religieuse avait insisté pour qu'au moins je goûte à  une tranche de concombre). Une heure plus tard, l'échauffaison dans la cavité buccale perdure toujours, et je voudrais me savonner les deux narines pour me débarrasser de cette odeur.

Il n'y aura pas de troisième essai, ni avec ces feuilles, ni avec ce qu'il en reste dans la boîte.
Sans doute suis-je plus sensible à certaines odeurs - combien de gens me disent que le concombre ne sent rien -, c'est pourquoi je vais éventuellement le proposer à F, depuis trois ans en Chine (son employeur a jugé bon de l'éloigner à Taïwan dès le début de l'épidémie, et le rapatriera à Qcville si elle empire).