25 juillet 2019

Commerces


Un choc ce matin, en lisant la fermeture du Parchemin, un des piliers de la ville où nous avons élu domicile en 1976, une destination toujours ajoutée à la Grande Bibliothèque depuis 2005, un crochet après le travail ou avant l'autocar, métro Berri. Les dernières années avaient vu tarir livres et cartes de voeux en lien avec le thé mais j'en ressortais rarement les mains vides de toutes façons. 
C'est un deuxième commerce préféré dont je découvrais la disparition en une semaine: nous nous sommes cogné le nez à la porte de Brit'n chips, heureusement ce n'est que cette succursale de Côte des neiges qui est fermée, il reste deux adresses au centre-ville.
Et même si je n'y ai jamais mis les pieds, la fermeture de Tea in the Teapot à Magnoac 
https://www.thegoodlifefrance.com/a-very-british-giant-teapot-tea-room-in-france/  by Janine Marsh in Expats in France
m'attriste. Qu'adviendra-t-il de cette immense théière, que je n'ai toujours pas les moyens de racheter, qui ne frémit plus depuis Noël 2018...

13 juillet 2019

En cherchant mieux

Je n'ai pas vu passer le temps en cherchant des cartes de thé, c'était comme jouer à la marelle.

Pour abréger, c'est cette carte produite par la Hudson Bay Company qui a ravivé le souvenir de la brève affirmation  de l'Association du thé du Canada (le site est complètement différent depuis que Louise Roberge n'en est plus présidente, plus rien en français...) et que l'on peut encore retrouver ça et là plus ou moins reprise intégralement : "The first shipment of tea arrived in Canada in 1716 brought by HBC. "
Avec HBC et 1716, cet article de 1947 sur un inspecteur des thés importés ici ajoute James Knight à l'équation, governor à la York Factory. Avec ces détails, un résultat est ressorti riche d'informations: Frances Hoffman dans son livre Steeped in tradition. En consultant mes étagères virtuelles sur LibraryThing, j'ai "appris" que je le possédais, mes achats sur Amz me disent que c'est depuis 2009. 
Je viens de le retrouver: c'est clair qu'un survol rapide m'a fait croire qu'il contenait surtout des recettes. Quelle erreur de jugement! Heureusement que Google feuillette mieux que moi.
Bref, Frances Hoffman conte que les boîtes de thé destinées à Knight ont pris la mer en 1715 mais que le mauvais temps a obligé le capitaine Davis à rebrousser chemin. Curieusement, les mêmes boîtes auraient refait le trajet sur le même bateau l'année suivante, avec succès, ce qu'on trouve résumé ainsi:
The first tea shipment to arrive in Canada was imported by the Hudson Bay Company in 1716 and took more than a year to arrive! https://www.teaattheempress.com/history-of-afternoon-tea/
J'aurais facilement pu m'aventurer en eaux froides avec ce Knight, ou avec les baleiniers qui auraient répandu le thé parmi les Inuit au tournant du XIXe siècle, mais me voici sur FINISH.