11 septembre 2013

Ichigo ichie

Il faisait frais et humide quand j'ai fermé les fenêtres hier matin.
L'eau glacée n'était décidément pas de mise. J'ai même ressorti le réchaud à bougie.
Et pour préparer le thé dans cette grande théière, j'ai osé essayer ce qu'il m'était arrivé de lire à plusieurs reprises de diverses sources: ne mettre que deux cuillères à thé de Darjeeling pour le litre d'eau qu'elle peut contenir.

Il y a bien longtemps que je n'ajoutais plus une cuillerée pour la théière, et j'attribue cette audace supplémentaire à ma deuxième visite aux Mosaïcultures la veille.
En effet, plutôt que d'arriver en matinée, j'avais planifié celle-ci en fin d'après-midi, à contre-courant, de la 48e à la première. La température était aussi légère qu'elle avait été lourde le 28 août. Avions-nous hâte de nous abriter ce midi-là pour avoir conclu à une autre grenouille en passant devant la Salamandre de Gaudi,
28 août 2013 midi
que j'ai si bien repérée ce lundi en restant en marge de la voie officielle.
9 septembre 2013 16h
De même le "Disparaître dans la nature" nous avait échappé tandis que le caméléon m'a sauté aux yeux cette fois.

Etait-ce l'heure? le flux moins abondant de visiteurs? Il y avait de vrais canards qui passaient sous le nez des faux.

Il fallait quelques fois se retourner pour jouir d'une perspective calculée selon un angle précis, comme pour les esprits de la forêt,

mais ce n'est qu'en m'écartant du parcours prescrit que j'ai pu capter ces angles-là.
Hamamatsu et stade
 Et bien sûr, à cette heure tardive de la journée, pas un seul jardinier-barbier juché sur une échelle, pas de jardinière-coiffeuse dans une nacelle. Les jardins permanents à l'intérieur du circuit des mosaïcultures étaient par contre plus achalandés, surtout le jardin de Chine  puisque les lanternes avaient commencé vendredi. Il y avait bien des années que je les évitais, surtout après le coucher du soleil, et ce passage éclair me les fera éviter pour les années à venir.

Par contre, le crépuscule me reverra au jardin japonais qui participe aux Jardins de lumière. Nous y sommes passés trop tôt mais avons eu droit à un éclairage naturel, éphémère, le soleil embrasant la façade arrière du pavillon

et pailletant la pinède.


De ces deux visites si contrastées m'est venue la réflexion qu'un thé pouvait être vendu accompagné d'instructions pour "une tasse parfaite", incluant les quantités d'eau et de feuilles, la température recommandée pour l'eau chaude, le temps d'infusion variant de la première aux suivantes, parfois même le meilleur moment de la journée pour l'apprécier et malgré toutes ces précautions, le même thé sera nectar un jour et gâché à un autre moment, pour des raisons infimes qui échappent à notre contrôle. 
Je chéris le souvenir des instants parfaits.
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05 septembre 2013

Bing bang bing bing bang

Cette réparation ne s'étalait que sur deux jours, je ne lui ai donc pas consacré une théière mais j'ai estimé qu'avec les distractions visuelles

et sonores qu'elle apportait,  c'était le bon moment pour pratiquer celle que j'ai récemment reçue. Je l'avais repérée depuis quelques années déjà et n'attendais que sa disponibilité pour l'acquérir, ce que j'ai pu faire via Teavana. Elle est étonnamment grande, chapeautée à l'avenant.

Il faut la coiffer d'un truc conique assez lourd, dans lequel s'insère le filtre une fois réglé selon le nombre de tasses prévues.




L'eau chaude est versée sur les feuilles qui la colore avant même que j'aie fini d'installer le couvercle.

Il faut bien aligner ses ailes dans les coches pour pouvoir l'enfoncer puis tourner le minuteur intégré du nombre de minutes requises pour l'infusion. Tic-tac, tic-tac... audible comme dans tout minuteur mécanique.

Et voilà le travail: les feuilles sont automatiquement remontées au-dessus de l'eau quand les minutes programmées sont écoulées.

Peu importe les distractions.


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Elle verse bien. Peut aller sur un réchaud à bougie. Je prévois m'en servir dans d'autres occasions semblables, durant des réceptions et éventuellement, quand mes oublis trop fréquents la rendront nécessaire.