28 mars 2014

7 ans au Tibet

 Il y a eu moins de thé que je m'y attendais dans ce film de 1997. Ici un moine repart avec la théière qui lui a permis de remplir le bol du dalaï lama.
  Ma photo est mauvaise mais j'ai trouvé une transcription du dialogue:
 Heinrich Harrer: Ugh! Butter tea, it was never my cup of tea.
[Peter begins to pour another cup]
Heinrich Harrer: No, no, no. One was enough.
Peter Aufschnaiter: [continues pouring] Yes. We must follow the custom. A fresh cup of tea is poured for the loved one departing.
[Heinrich Harrer picks up the tea]
Peter Aufschnaiter: No, no, no, no, no. It sits untouched, waiting for his return.
et j'avais malheureusement rangé mon appareil avant de voir la tasse pleine, seule sur fond d'immensité, une fraction de seconde qu'on peut voir dans cet article.
Cette scène ne se trouve pas dans le livre éponyme, que j'ai lu il y a des années, et les scènes de thé que j'ai lues ne se retrouvent pas dans le film.
Nous cuisinons nous-mêmes; le bois abonde et ne coûte rien. Nos dépenses sont réduites au minimum et l’argent qui nous reste sert à des fantaisies.
La base de la nourriture est la sempiternelle tsampa. Depuis longtemps, Aufschnaiter et moi y sommes habitués; en revanche, nous apprécions moins l’inévitable thé au beurre. Le thé pressé qui vient de Chine sous forme de briquettes comprend plus de tiges séchées que de feuilles. Les Tibétains le font bouillir pendant des heures et obtiennent une décoction noirâtre à laquelle ils mélangent du beurre, la transformant en émulsion plus ou moins épaisse, selon le goût de chacun. Jusqu’ici rien d’extraordinaire; malheureusement, le beurre, conservé depuis des mois dans des outres en peau de yak, est abominablement rance. Au début, j’étais malade à la perspective d’avaler une tasse de ce mélange, mais l’homme est ainsi fait: il s’habitue à tout. Il n’est pas rare de voir un Tibétain vider cinquante tasses de thé au beurre dans une même journée.
[...]
Quelques jours plus tard, nous apercevons une tente occupée par une jeune femme. Elle accepte de nous donner asile et nous offre une tasse de thé au beurre; pour la première fois, je l’avale sans répugnance.
Heinrich Harrer Sept ans d’aventures au Tibet 1953 Arthaud

2 commentaires:

Vanessa V a dit...

J'imagine avec du beurre rance... déjà que le beurre de yack doit être sacrément plus puissant et "écoeurant" que le notre. Je me rappelle juste l'adorer avec des produits d'ici.

Thé noir a dit...

J'ai souvent cité les lettres d'Alexandra David Néel et elle raffolait de la tsampa au Tibet. Le beurre devait être tout aussi rance pourtant.