31 décembre 2009

30 décembre 2009

J'aimerais être un sachet

I'D LIKE TO BE A TEABAG

l'd like to be a teabag,
And stay at home all day -
And talk to other teabags
In a teabag sort of way . . .

l'd love to be a teabag;
And lie in a little box
And never have to wash my face
Or change my dirty socks . . .

l'd like to be a teabag,
An Earl Grey one perhaps,
And doze all day and lie around,
With Earl Grey kind of chaps.

l wouldn't have to do a thing,
No homework, jobs or chores -
Comfy in my caddy
Of teabags and their snores.

l wouldn't have to do exams
l needn't tidy rooms,
Or sweep the floor or feed the cat
Or wash up all the spoons.

l wouldn't have to do a thing,
A life of bliss - you see . . .
Except that once in all my life
I`d make a cup of tea!


- By Peter Dixon
http://www.emule.com/2poetry/phorum/read.php?7,153046

J’AIMERAIS ÊTRE UN SACHET

J'aimerais être un sachet de thé,
Passer mes jours à la maison,
Jaser avec d'autres sachets
En langage poche, dirait-on...

J'aimerais être un sachet de thé;
Me prélasser dans une caissette
Sans jamais devoir me laver
Encore moins changer de chaussettes...

J'aimerais être un sachet de thé,
À la bergamote peut-être,
Flânant, somnolant de concert
Avec les autres Comtes Grey

Je n'aurais rien du tout à faire,
Ni devoirs, travaux ou corvées -
Peinard dans le grand vestiaire
Aux sachets en train de ronfler.

Je ne passerais pas d'examens
Nul besoin de faire le ménage,
De balayer, nourrir le chien,
Et pas question de repassage.

Je n'aurais jamais rien à faire
Une vie de pacha, à vrai dire...
Sauf que, une seule fois mais la pire,
J'infuserais dans la théière.
©KH2009

29 décembre 2009

BD T

"Dans une grande ville anglaise des années 40, un détective privé du nom de Fernandez Britten discute avec un sachet de thé qu’il nomme Stewart Brulightly et qu’il considère comme son associé."
http://www.coinbd.com/bd/albums/resume/11172/britten-et-associe/britten-et-associe.html


Je me demande si Stewart a déjà été ébouillanté.

28 décembre 2009

Veille et réveil


J'ai trouvé au supermarché du coin le fameux Candy Cane Lane dont il était question dans Teamail à l'approche des fêtes: le thé vert étant décaféiné, j'en bois le soir, surtout pour la menthe. Quant aux Veille et Réveil de Noël, trouvés dans une quincaillerie, étant emballés individuellement, j'en ai inclus dans certaines cartes de Noël et ajouté comme décorations de cadeaux, ce qui s'est avéré la meilleure utilisation à en faire, une fois goûtés en temps et lieu.
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27 décembre 2009

Feuillethé

Il est encore temps de feuilleter - volume à l'appui - le Tea Almanac (sommaire en pages 10 et 11) et le Tea in Texas (sommaire p.4) de décembre. En ne se limitant pas au thé, il y a beaucoup à apprendre dans chacun de ces magazines, y compris dans leurs publicités, et je regrette à nouveau que le Thé Magazine n'existe plus depuis cinq ans et n'ait jamais eu de relève en français.

26 décembre 2009

Pluie d'hiver

Mr. Twist, l’esprit en paix, se trouvait dans cette pièce charmante vouée à devenir le salon de thé. Elle était encombrée de matériel divers, et les marteaux résonnaient fort mais, même ainsi, on pouvait aisément deviner quel endroit délicieux cela ferait.

L’Open Arms transformerait la physionomie des jours de pluie. Au cours de ces journées d’hiver, quand le ciel déversait sans cesse des cataractes, parfois pendant deux semaines d’affilée, les résidents des hôtels, accablés d’ennui, seraient heureux de trouver pendant une heure ou deux une distraction au ballet des gouttes sur les vitres.

Elizabeth von Arnim Christopher et Columbus v.f. 1995

24 décembre 2009

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Trésor d’Hiver entra, avec le plateau du thé; il servit ses grands-parents et son père, en maniant les tasses avec prudence. Du bon thé dans de la belle porcelaine. Yong n’en avait pas bu depuis trois ans. Dans le Nord, les gens ramassaient les feuilles en automne et en faisaient des infusions. Elles contenaient de la vitamine C.

« Du thé spécial pour les Chinois d’outremer, dit Mère en souriant. L’argent est envoyé par Fille. Remercie-la de notre part quand tu lui écriras. »

Trésor d’Hiver avait servi le thé avec des manières parfaites mais n’en avait pas bu. « Il ne boit que de l’eau bouillie, dit Mère.

-Je suis fier de mon fils, dit Jen Yong. C’est un idéaliste, comme tous les jeunes.

Han Suyin Jusqu'au matin Editions Stanké 1982 (Till Morning Comes 1982)

23 décembre 2009

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hiver 1926

« Parce que tu vas voir, là-bas, le troc, y a que ça de vrai… Les lingots, tout juste s’ils en veulent! Le troc, je te dis! Tes guides, tes passeurs, les gens des tribus, les moines qui vont te loger, tu vas les payer avec ça, ça, ça, ça… »

La main de Yang s’arrête sur une rame de satin, un écheveau de soie sauvage, une bobine de fil, un paquet d’aiguilles. Puis, entre une brassée de plumeaux et de queues de yak, il déniche de grosses théières. Le nuage de son haleine, devant sa bouche, s’enfle brusquement et il s’exclame :

« Pour la Reine, tiens! »

C’est un modèle en cuivre qu’il vient de fourrer dans les bras de Rock. Et, sans désemparer, il en choisit deux autres, ceux-là en étain.

« Voilà pour ses femmes! »

Puis il se penche au-dessus des briques de thé.

« T’en auras pas trop de vingt! Prends du Setchwan, c’est le meilleur! Un lot pour la Reine et un pour ses femmes, comme pour les théières! Tiens, deux de plus pour les moines! »

Irène Frain Au royaume des femmes Fayard 2007



22 décembre 2009

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L’hiver, il était impossible de toucher l’eau sans la chauffer, et c’est à Salimgarh que j’appris à boire le thé au lait, préparé sans relâche par les cuisinières pour les innombrables visiteurs et les laboureurs, qui tenaient les gobelets de cuivre entre leurs mains ou contre leurs joues pour les réchauffer et aspiraient ses vapeurs parfumées. C’est là que je découvris la saveur singulière du surrrchai. Tout le monde à Salimgarh, y compris Bibi Lahori, faisait surrr…

Tarun J. Tejpal Loin de Chandigarh Buchet Chastel 2005 (The Alchemy of Desire 2005)


21 décembre 2009

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Après une légère collation de gâteaux de pâte de riz, on servit l'épais thé vert dans les précieux bols qui sont les trésors de la Voie du thé. Catherine n'était nullement intimidée par tous les regards fixés sur elle en ce moment décisif de la cérémonie: elle prit le bol qu'on lui tendait dans la main gauche, le tourna deux fois dans sa paume avant de le porter à ses lèvres où elle le but en trois gorgées et demie.

-Mes félicitations, lui dit Hanako Yamano en anglais. Je vois que vous connaissez les règles de l'art.

Les autres qui avaient compris ou deviné, l'approuvèrent en chœur.

-Je n'ai aucun mérite, répliqua Catherine en riant, je bois toujours le whisky de cette façon!

Elle se livra ensuite avec grâce au rituel de la contemplation et des commentaires sur la beauté des bols utilisés ce jour-là. Le maître Nishikawa laissa à Reiko Kujo le soin de répondre tandis que son invitée admirait les formes, les couleurs et les volumes du précieux bol qu'elle tenait entre ses mains.

Quand la cérémonie prit fin, il neigeait de plus belle et le froid glacial des hivers de Kyoto pénétrait jusqu'à la moelle.

YAMAMURA Misa Des cercueils trop fleuris v.f. 1993


16 décembre 2009

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She asked me what I had been doing with myself during the summer, and with this help I managed to make some conversation till tea was brought in. The Colonel asked for a whisky-and-soda.

"You'd better have one too, Amy," he said.

"No; I prefer tea."

This was the first suggestion that anything untoward had happened. I took no notice, and did my best to engage Mrs. Strickland in talk. The Colonel, still standing in front of the fireplace, uttered no word.
Somerset Maugham Moon and Sixpence 1919

13 décembre 2009

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The Residency Gangtok, 13 décembre 1913

C’est très gentil, la résidence. J’y ai une belle chambre avec d’épais tapis et une belle vue sur les jardins, mais il faut payer le prix, n’est-ce pas, s’habiller tous les soirs, voir les gens qui viennent pour le thé et aller soi-même en visite quand les résidents y vont. Il serait tout à fait impoli de ne pas être aimable avec des gens aussi gentils qu’ils le sont. Et quelquefois les visites et les thés sont accompagnés de choses pénibles... Hier, chez le capitaine commandant le détachement des Cipayes, on a sorti de ces terribles ¨jeux de patience¨perfectionnés à l’usage des grands enfants et il fallut en assembler les pièces. Il m’était échu un ciel gris formant la partie supérieure d’un tableau représentant une course d’obstacles. Tu me vois devant les pièces bizarrement découpées de ce ciel gris énigmatique! Je pensais... la vie est brève, pourquoi donc ces gens-là cherchent-ils à en gaspiller les heures... mais, voilà, pour eux, ceci n’est pas plus un gaspillage que ce qu’ils feront ensuite ou ont fait précédemment... Selon la vieille parole: ¨Ils sont comme s’ils n’étaient pas¨, ce sont des âmes élémentaires grouillant dans la grisaille nébuleuse des limbes. Et puis, moi-même, avec ma philosophie, est-ce que je ne suis pas aussi grouillant en quelques limbes? La belle affaire que discuter, prêcher, écrire!... cela aussi n’est-il pas vain comme ajuster les morceaux d’un jeu de patience? Croire que l’on fait quelque chose d’intéressant, que l’on est quelque chose d’important, quelle folie! Les âmes sont, sans doute, ces yoguis perpétuellement souriants d’un sourire ironique qui ont compris le néant de toute agitation et demeurent en repos dans un repli de montagne à l’abri d’une caverne dans les solitudes, préludant à des paix infinies que les hommes pressentent et qu’ils appellent de noms vagues... J’en suis à ruminer comment je pourrai me soustraire, à la journée de christmas avec son concert d’amateur, son thé, son dîner et la gaieté de ces braves gens au rire si facilement déchaîné. Il me semble que j’ai cent ans et que je tombe dans une nursery emplie des ébats des marmots.

Alexandra David-Néel Journal de voyage 1 Presses Pocket


12 décembre 2009

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Kawabata dit à ce sujet : « Au temps de la neige, de la lune ou des fleurs, on pense le mieux à ses amis – voilà l’esprit essentiel de l’art du thé. Une « réunion de thé » est une communion de sentiments, quand de bons amis se retrouvent au meilleur moment, dans les meilleures conditions.

À ce propos, voir dans mon roman Nuée d’oiseaux blancs une description de la beauté de l’art du thé, de son esprit ou de ses formes est une erreur, car c’est davantage une œuvre critique, où j’ai émis des réserves sur la forme dégradée dans laquelle cet art a sombré de nos jours. » (Conférence tenue à Stockholm, le 12 décembre 1968, lors de l’attribution du prix Nobel de littérature.) Note en bas de page 695 Albin Michel La Pochothèque Kawabata Romans et nouvelles

That spirit, that feeling for one's comrades in the snow, the moonlight, under the blossoms, is also basic to the tea ceremony. A tea ceremony is a coming together in feeling, a meeting of good comrades in a good season. I may say in passing, that to see my novel Thousand Cranes as an evocation of the formal and spiritual beauty of the tea ceremony is a misreading. It is a negative work, and expression of doubt about and warning against the vulgarity into which the tea ceremony has fallen.

Disponible en japonais sur le site des Prix Nobel.



10 décembre 2009

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Quand les bûches se diversifient... Diva chez Dalloyau a du Darjeeling et Rêve chez Lenôtre a du thé vert.

09 décembre 2009

08 décembre 2009

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Une heure s’est écoulée. Nous avons glissé de la cuisine au salon, éclairé par l’halogène, le soir tombe tôt en décembre. Les fonds de thé figé s’irisent dans nos tasses.

Eric Holder Bella Ciao Seuil 2009

06 décembre 2009

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"We are informed that the prime minister purchased Oolong Tea, Black Tea, and Green Tea. The packaging says "Weisonglin teagarden". Dragon Well is the brand of tea for all the tea but the flowering tea. The flowering tea brand is Weisonglin."
David Akin December 5 2009

03 décembre 2009

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Mien-tcheou, 3 décembre 1909
Mien-tcheou est la première ville qui, depuis Pékin, nous en ait vraiment donné l’écho, mais en plus « pays chaud ». Auberges immenses, sortes de cafés où l’on cause, accoudés à d’excellentes tables, - sans devanture, dans la rue – en buvant un thé redevenu exquis, en absorbant des tas de petites choses qui unissent les fruits, le sucre et la graisse, en un goût tolérable; des lanternes par milliers, rues larges, dallées, et une foule qui nous repose de la solitude du Kansou.
Victor Segalen Lettres de Chine Lettres à sa femme Librairie Plon 1967
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